lundi 14 novembre 2011

Des logements accessibles

Je viens de tomber par hasard sur un article parlant des appartements Noveom. Ces appartements situés en France sont conçus pour être accessibles pour des individus en perte d'autonomie, mais surtout pour permettre de s'adapter selon l'évolution de la condition d'un individu. Le câblage électrique est prévu pour des ouvertures automatisées des portes, des fenêtres, l'abaissement des caissons supérieurs du mobilier de cuisine. Les caissons inférieurs sont mobiles et permettent le dégagement de l'évier et offre une surface d'appui basse pour les activités en position assise.

La salle de bain dispose autant d'installations pour l'accès sans contrainte à la douche, mais également de parois pour protéger l'aidant.

Le lavabo est réglable en hauteur - j'avoue que je n'avais jamais vu ce genre d'adaptation.



La tringle amovible de la garde-robe est une idée fort intéressante. De même qu'un chemin lumineux pour se rendre la nuit à la salle de bain.


Une ergothérapeute a participé à cette démarche: Élisabeth Hercberg. Beau travail. Inspirant. Ce serait une bonne idée de développer de tels appartements au Québec!

mercredi 9 novembre 2011

Embaucher un ergonome, c'est penser au delà de la machinerie

afp.com/Pierre Andrieu
L'ergonome, effectivement, ne débarque pas en entreprise pour seulement relever des mesures dimensionnelles d'un poste de travail; certains pensent qu'il n'y a qu'à ajouter, changer déplacer les dispositifs, machines, mobiliers, équipements et hop! le tour est joué et tout devrait rentrer dans l'ordre. On veut des changements rapides, on ne veut plus de plaintes, on veut que ça produise.

L'ergonomie, c'est un métier où l'analyse de l'activité est au coeur de la démarche, car le travailleur doit s'adapter aux changements avec le moins, voire avec d'autant moins de contraintes possibles. L'objectif: améliorer les conditions d'exécution du travail en optimisant efficacité, productivité et qualité du produit. L'organisation du travail, les stratégies d'exécution, les modes opératoires propres à chacun recèlent des clés que l'ergonome dépiste pour mieux comprendre et mieux transformer le travail. Article fort intéressant ici dans l'Express sur notre profession.

jeudi 3 novembre 2011

Sur la pile, il y a à lire... L'intervention en ergonomie


J'ai sur la pile à lire depuis cet été: L'intervention en ergonomie. Il m'est essentiel de revenir aux fondements qui sous-tend la pratique, car les automatismes et l'instinct nous incitent parfois à prendre des chemins qui ne sont pas toujours les plus judicieux. Question de ne pas perdre le nord, vaut mieux consulter les boussoles que nos collègues chercheurs nous pointent.

"Comprendre le travail pour le transformer - La pratique de l'ergonomie" (Guérin, Laville et al.) a été le manuel des fondements théoriques de l'ergonomie que j'ai utilisé avec les étudiants en ergonomie lorsque j'ai été invitée à une charge de cours à l'Université du Québec à Montréal. Maintenant, "L'intervention en ergonomie" est un outil de cet acabit mais qui m'apparaît augmenté et avec la vision québécoise de la pratique. Mais avant d'en parler davantage, je me fais le devoir de le lire et d'y revenir. C'est la courte bande vidéo qui en témoigne qui m'a fait rappeler de ramener ce livre au-dessus de la pile. Je vous reviens donc.




Éditions Multi-Mondes


mercredi 14 septembre 2011

L'apport de l'analyse ergonomique - Manutention et Formation

Travail et Santé - Vol. 27 no 3

Isabelle Gagnon, une précieuse amie et collègue, vient de faire paraître un article dans le magazine Travail et Santé. Elle y relate sa démarche ergonomique dans une usine de transformation du bois. Outre des recommandations sur des modifications d'aménagement, elle s'est penchée sur les façons de faire. C'est en observant les travailleurs expérimentés, en comparant les modes opératoires avec les novices, qu'elle a développé une formation axée sur des situations d'actions caractéristiques stratégiques, tel que maintenir un point d'appui au lieu de soulever les pièces de bois, les glisser au lieu de soulever. Ainsi, des prises vidéo, des mises en situation ont été intégrées à une formation. Les objectifs sont de bien sûr prévenir les lésions, mais également de retenir les jeunes travailleurs dans ce secteur d'activités. 

Les travailleurs expérimentés savent gagner du temps, tout en assurant la qualité du travail, en plus de réduire les efforts. Les plus jeunes ont donc tout à apprendre de leurs aînés s'ils veulent terminer leur journée moins courbaturés qu'eux! "Si jeunesse savait..." Quel est le dicton déjà? 
Bonne lecture!

mercredi 7 septembre 2011

Pour contrôler la charge de travail


"On ne considère pas les imprévus quand on mesure mon rendement" Un blocage dans la machine, un manque de pièces, une équipe incomplète, un manque de ressources, des procédures qui ne prennent pas en compte la réalité du travail... Et on se retrouve avec des commentaires tels que: "Je n'y arriverai jamais!" "Trop de travail!" "Je n'en peux plus!" "Je me sens incompris..." "Ce travail ne me nourrit pas..." "Je me sens dévalorisé"... Vous connaissez?

Trouvaille sur le site de l'APSSAP de cette chronique sur le contrôle de la charge de travail. Une vidéo d'une douzaine de minutes fait réviser les différentes étapes à considérer pour bien contrôler la charge des employés.
  1. Fixer des objectifs réalistes avec les employés
  2. Valider avec l'employé sa perception face à sa charge de travail et sa capacité à rencontrer les objectifs
  3. Évaluer le travail accompli, les résultats obtenus en termes de quantité et qualité
  4. Ajuster les objectifs et prévoir des mécanismes d'urgences
Des objectifs trop ambitieux, c'est de la pression, du découragement et la perception de n'être pas en mesure d'accomplir ce qui est demandé. Stress, fatigue, perte d'intérêt... En contrepartie, si les objectifs ne le sont pas suffisamment, il y a une perte d'intérêt, car l'individu a besoin de défis pour s'accomplir. Pour trouver l'équilibre: la communication. Qu'est-ce que l'employé en pense, quelle est sa perception? A-t-il des solutions à proposer?

À l'évaluation du travail de l'employé, il importe de considérer autant la qualité que la quantité. De plus en plus, on mesure la quantité, mais qu'en est-t-il de la qualité du travail? Par ailleurs, est-ce que les impondérables sont pris en compte? Ex. un achalandage soudain, un problème récurrent non pris en compte et non traité, etc. Prévoir un mécanisme d'urgence dans ces situations. 

je vous invite à écouter le vidéo fort bien fait sur le site "Nouveaux Repères" qui offre des outils de prévention en santé et sécurité du travail. 

samedi 3 septembre 2011

Retour au travail et gestion du temps

Avez-vous parfois cette impression qu'au retour des vacances, vous ouvrez vos dossiers en ayant l'impression de ne pas avoir travaillé dedans pendant 3 ans et demi et... que quelques heures après, et bien, vous avez plutôt l'impression que vous n'êtes jamais allés en vacances? Ouais, le temps, c'est relatif. Il n'en demeure pas moins que j'ai des projets de rédaction pour cet automne et la tête pleine d'idées... Mais puisque le temps, on le voit parfois très élastique et qu'il se rétrécit à mesure qu'on cesse de le voir, j'espère juste en avoir suffisamment pour mettre ces plans en action. Ça s'appelle la gestion du temps. On s'y met.






mercredi 13 juillet 2011

Une routine d'exercices à pratiquer au bureau

Tiré du site de l'ASSTSAS, voici deux courts vidéos que l'on peut suivre pour pratiquer des exercices au bureau. Une version courte de 2 minutes à pratiquer à la pause-café et une seconde de 8 minutes à pratiquer à la pause repas et en fin de journée. De quoi se fouetter les sangs lorsque le cerveau et les doigts sont les seuls à travailler des heures durant!


"À la demande de l'ASSTSAS et de l'APSAM, deux routines d'exercices simples ont été développées par Denis Marchand, professeur au département de kinanthropologie à l’UQAM, et Vincent Mandeville-Gauthier, étudiant à la maîtrise.
Ces routines réduisent les inconforts associés au travail de bureau ou à un travail en posture assise et statique la majorité du temps."


mercredi 29 juin 2011

Environnement stimulant

Illustration by Jason Lee
1 - Que pensez-vous d'un peu de verdure ?
2 - Une banquette rabattable?
3 - Des partitions pas trop hautes afin de faciliter les communications?
4 - Des haut-parleurs qui détectent le son ambiant et qui s'activent en un doux bruissement de feuilles ou de vagues déferlantes afin d'annihiler les voix perturbantes des collègues bruyants?
5 - Une surface réglable en hauteur?
6 - Un grand écran sur lequel on peut visualiser la mer pendant le travail (mais aussi des informations... on est au travail quand même?)
7 - Système d'éclairage adapté pour les conférences-web notamment?
8 - Un plafond psychologique qui donne un aperçu d'intimité et qui empêche les luminaires de se refléter dans l'écran?
Hummm intéressante avenue pour casser la monotonie des cubicules conventionnelles des grandes tours à bureaux!
Tiré de "Fast Company" et Hermann Miller.

vendredi 10 juin 2011

J'utilise mon ordi portable de façon confortable!

Prenez une petite pause... Inclinez le dossier de votre chaise de travail puis... regardez ce petit vidéo. Un petit deux minutes amusant qui nous donne des conseils fort intéressants à l'utilisation de l'ordinateur portable à la maison.

vendredi 27 mai 2011

Un nouveau numéro de la revue "Pistes"

J'aime beaucoup cette revue disponible en ligne. C'est une mouture encore toute chaude, elle vient d'arriver dans ma messagerie, donc pas eu le temps de la lire, mais certain que je le ferai. Un article sur "le stress au travail" - ma curiosité est certes titillée.

La revue Pistes, c'est du concret, du terrain et beaucoup axé sur les aspects bio-psycho-sociaux du travailleur. J'aime.



jeudi 12 mai 2011

La fatigue au travail ne fait pas bon ménage...

Fatigue et travail: mieux comprendre pour agir efficacement
Il nous arrive tous à un moment de se sentir fatigué, mais si la situation perdure, si au retour du travail on a juste le goût d'aller s'écraser devant la télé et se boucher les oreilles à tous les "bruits de fond" que font le conjoint et les enfants... Hummmm: il y a de bonnes chances de souffrir de surmenage.

En fait, si on répond "NON" à l'énoncé: "En général, je me sens encore en forme après le souper" ou "OUI" aux énoncés: "En général, j’ai besoin de plus d’une heure pour récupérer après mon travail" ou "Quand j’arrive à la maison après le travail, il faut me laisser tranquille", ça vaut peut-être le coup d'aller lire cet article. On y retrouve une gamme de recommandations notamment sur l'alimentation, l'exercices et autres. Oui, oui, on connaît plusieurs de ces trucs, mais en même temps, les auteurs nous invitent ici à s'y pencher en profondeur avec des méthodes bien concrètes, soit de prendre avec un grain de sel une dette ponctuelle de sommeil, la panique du lendemain fatigué n'aidant en rien à l'endormissement, mais de prendre le "train du sommeil" quand il passe en prenant soin de regarder notre hygiène de vie. Ils vont même jusqu'à nous inciter à aller rencontrer notre employeur pour rediscuter de l'organisation de l'activité de travail si un trop plein nous écrase au point de créer un stress aux répercussions que l'on connaît. À quoi bon de longues heures de travail si la littérature fait état que la fatigue diminue la vigilance, la capacité à prendre des décisions, la concentration, l'attention et la mémoire; augmente le taux d'erreurs, l'absentéisme et on en passe... Est-on plus productif?

Saviez-vous que 17 heures de temps éveillé équivaut à un taux d'alcoolémie dans le sang de 0,05%? J'ai pensé au personnel de la santé souvent obligé à doubler les quarts de travail; on ne permettrait pas la conduite automobile... mais on permet de poser des actes médicaux dont la portée a un impact sur la vie des gens... réflexion à faire n'est-ce pas?


Annie Drouin et Jean-Philippe Lamonde, conseillers en prévention à l'Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail - secteur affaires sociales - APSSAP - viennent de publier un article fort intéressant encore une fois: "Fatigue et travail: mieux comprendre pour agir efficacement"

jeudi 17 février 2011

Application ADAPTE - Soyez confortable à votre bureau

ADAPTE est un outil fort bien fait, sous forme de capsules parlées, pour régler vous-même votre poste de travail.  Il offre les grandes lignes sur les réglages à effectuer à votre poste informatique, incluant même le travail avec un ordinateur portable utilisé avec du mobilier peu réglable. Conçu par l'Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail, secteur administration provinciale (APSSAP), je salue cette initiative puisqu'il permet de prévenir des inconforts, voire des douleurs. L'outil est facile à utiliser et apparemment qu'une nouvelle version améliorée devrait sortir sous peu. ADAPTE vous permet entre autre de mieux comprendre les multiples réglages de votre chaise (s'il y a des réglages et je vous le souhaite!) et ainsi optimiser les spécifications de la chaise dite "ergonomique". Des infos sur la position de l'écran, du clavier et de la souris sont également traités. Bonne chance dans vos réglages! Allez-y, prenez deux minutes en cliquant ici!

jeudi 3 février 2011

Colloque sur la santé psychologique au travail


L'IRSST est vraiment généreux. Il nous offre des extraits des conférences qui ont été présentées lors du colloque qui a eu lieu en novembre dernier en vidéo. J'y ai assisté, donc je peux témoigner que c'était fort intéressant. Vous pouvez donc incliner le dossier de votre chaise (considérant que vous avec une chaise dite "ergonomique"!) et vous laissez instruire par ces chercheurs qui en avaient long à dire sur la santé psychologique au travail. Bonne écoute! Et merci à l'IRSST!

cliquez ici pour accéder aux vidéos


mercredi 19 janvier 2011

À l'écran toute la journée... Bougez un peu

Je viens de tomber sur un court article dans le magazine Ergonomics - Ergonomie Canada produit par l'Association canadienne d'ergonomie:

"Trucs pour le bureau: Faites une pause!"

J'aime bien cet article, car on s'oublie devant notre écran. Je peux facilement passer 12 heures devant mon écran des journées de rédaction et, comme si j'en n'avais pas assez, j'y lis mon journal, j'écris, je consulte mes sites préférés, bref je peux passer le plus clair de mon temps les yeux rivés et les fesses vissées à ma chaise de travail du matin jusqu'à tard le soir. Mais... je suis travailleur autonome, mon bureau est à la maison et... j'ai un chien. Si je n'avais pas mon chien qui me demande la porte (à mon avis, pourtant, trop fréquemment!), pas certaine que je décollerais de mon siège...avant que mon fils me crie qu'il a faim!

On le sait, le statisme on essaie d'éviter. On veut encourager une meilleure circulation sanguine, éviter les compressions mécaniques, modifier les postures et favoriser le pompage musculaire... Donc, je vous réécris les trucs retenus dans cet article en p. 18 du dernier numéro 2010:

"[...] Il est recommandé de faire une courte pause et se lever pour bouger et marcher à chaque période de 30 à 60 minutes passée en position assise. Voici quelques moyens faciles d'intégrer de courtes pauses dans votre journée:

1. Levez-vous pour répondre au téléphone. Super truc! J'adopte!! Je pense que je vais accrocher mon casque d'écoute atteignable seulement en position debout... 

2. Placez l'imprimante loin de votre poste de travail. C'est déjà ainsi, pas par choix, mais par manque d'espace. 

3. Gardez certains dossiers et documents de référence dont vous vous servez à l'occasion hors de votre poste de travail. Les références sont de plus en plus en ligne me direz-vous...

4. Discutez de questions avec vos collègues en personne plutôt que par courriel.

5. Alternez le travail à l'ordinateur avec d'autres tâches comme le classement et l'impression de documents.

6. Buvez de l'eau au cours de la journée, mais ne remplissez pas totalement votre verre ou votre bouteille. Retournez remplir votre verre aussitôt qu'il est vide. J'aime bien ce truc-ci... On ne boit pas assez, et l'eau c'est bon pour ralentir les signes de vieillissement, d'une pierre deux coups!!

7. Pour vous rappeler de faire des pauses, servez-vous d'une minuterie ou d'un logiciel de rappel ou fixez-vous des rendez-vous à votre calendrier.

8. Ne dînez pas à votre poste de travail. Je le fais souvent... oups!

9. Pour les réunions de courte durée, tenez-les debout plutôt qu'assis.

10. Pour les réunions de longue durée, encouragez les participants à se lever aussi souvent qu'ils le souhaitent."

Et j'ajouterais... puisque vous n'avez sûrement pas un chien qui vient pleurer à vos genoux pour sortir, faites des exercices d'étirement de votre cou, membres supérieurs et votre dos pendant des appels téléphoniques qui se prolongent (ça arrive...) Maintenez la posture au minimum 15-20 secondes continues pour que ce soit bénéfique. Si vous avez déjà des douleurs, respectez-la et réduisez l'amplitude du mouvement selon votre tolérance. Je disais... pendant un appel, mais... vous avez un casque téléphonique n'est-ce pas? Un combiné coincé entre la tête et l'épaule, Naaaa!

Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail - fiche gratuite pdf

Prenez soin de vous!! Personne va le faire à votre place. 

mercredi 5 janvier 2011

10 résolutions pour une année zen

Silvia Galipeau de la Presse nous propose dans cet article les recommandations de trois coachs de vie. Ok ok, on va se le dire: on se répète les mêmes choses au début de chaque année... Mais si je le poste ici , cet article avec 10 RÉSOLUTIONS, sur mon blogue, c'est que je veux garder ces résolutions pas trop loin de moi, de ma mémoire, de mes dispositions d'esprit... On s'en reparlera en 2012! Ou... on se les répètera à nouveau!!
(Cliquez pour agrandir le texte...)




mardi 4 janvier 2011

L'ergonomie de bureau - normes



ANSI: American National Standard for Human
HFES: Human Factor and Ergonomics Society

Ça fait un moment que je me dis que je dois passer à travers cette norme, et ce, quoique je devrais attendre la mise à jour… car en informatique, 3-4 ans équivaut à 136 ans! Quoi qu’il en soit, la lecture de ce document publié en 2007 nous donne des repères standardisés sur les spécifications à prendre en compte sur des postes informatiques. Ces repères peuvent nous servir de guide, tout comme le « Guide sur l’Ergonomie au bureau » de l’Association canadienne de normalisation (CSA). J’utilise encore parfois la version 2001, mais une nouvelle version a été éditée en 2005. Certains paramètres demeurent, mais force est de constater que le monde de l’informatique évolue si on pense que de plus en plus, on utilise maintenant 2 écrans et que ce sujet n'est pas encore discuté dans ces normes (ou pas que je sache...).

Quoi qu’il en soit, ce document est très détaillés sur l’aménagement sur la surface de travail,  sur le mobilier en tant que tel, sur les interfaces informatiques et, ce que je retiendrai entre autre comme repères pour ma part dans la norme de l’ANSI, c’est les détails suivants :
  •  Les postures acceptables : (p. 12-13) – les références citées sont souvent Chaffin & Andersson 1984.
o   Abduction de l’épaule jusqu’à 20°
o   Flexion de l’épaule jusqu’à 25°
o   Flexion et extension du poignet jusqu’à 30°
o   Angle torse-cuisse doit être maintenu à 90° quelque soit le pivot de la chaise.

  • Le balayage visuel nécessaire, incluant le moniteur, les documents jusqu’au clavier (si on doit le visualiser) devrait être situé entre 0° - ligne de regard – et 60° sous la ligne de regard, et ce, quel que soit la posture, soit assis droit, incliné ou debout. (p. 23)
 
  •  L’éclairement devrait se situer entre 200 et 500 lux. Toutefois, on doit tenir compte de l’activité et une lampe d’appoint peut être nécessaire pour éclairer davantage certains composants de la tâche. Une lampe d’appoint permettra d’éviter les reflets à l’écran. (p. 24)
  •  La force acceptable pour la pression des touches du clavier devrait se situer entre :
o   0,25 et 1,5 N (0.9 onces-force et 5,4 lb-force)
o   Et préférablement entre 0,4 et 0,8 N.
Des études ont démontré que les utilisateurs tendent à déployer davantage de force que nécessaire. Par conséquent, il est recommandé d’avoir une pression se situant entre 0,5 et 0,6 N. (p. 44)

  • Le dégagement sous la surface de travail, en prenant compte des repères anthropométriques du 5e centile femme jusqu’au 95e centile homme, c’est :
o   Une distance verticale réglable de 50 à 69 cm près de l’utilisateur
o   Une distance verticale réglable de 50 à 64 cm près des genoux
o   Une distance verticale de 10 cm aux pieds
o   52 cm de largeur
o   44 cm de profondeur au niveau des genoux
o   60 cm de profondeur au niveau des pieds
On veut s’assurer qu’il y ait un dégagement suffisant pour les cuisses. La largeur est basée sur la largeur du bassin du 95e centile femme + 7 cm de marge de manœuvre. (p. 79)
 
  •  La largeur d’une surface de travail devrait au moins être de 70 cm, basée sur la distance entre les avant-bras du 95e centile homme + 8,5 cm de marge de manœuvre. Toutefois, on doit considérer l’activité, les équipements utilisés, etc. Cette balise est minimale. (p. 82)
Bref, je vous invite à lire ce document pour peaufiner vos connaissances sur l’ergonomie de bureau. Il en demeure que ce ne sont que des repères et que l’analyse de l’activité puis le mode opératoire propre de l’individu avec ses repères anthropométriques nous dictent davantage sur l’intervention à tenir.

J'en profite pour vous souhaiter une année 2011 en santé et... sans douleur musculo-squelettique!
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...