mercredi 25 mars 2020

Télétravail

Tiré de: APSSAP - Télétravail


L'association paritaire pour la santé et la sécurité au travail, secteur affaires sociales (APSSAP) fait toujours un super travail d'information et d'enseignement. Ces capsules permettent de rapidement s'installer à la maison de façon ergonomique avec l'ordinateur portable tout en minimisant les contraintes. 

La situation du Covid-19 est exceptionnelle - ces positions de télétravail le sont tout autant. Pour de courtes périodes, je suis d'avis que ces recommandations seront fort utiles. Si vous devez installer un bureau à la maison, sachez que beaucoup d'autres éléments pourraient être discutés avec votre ergonome. 

Dans la cuisine:

 

Au salon:

Avec une chaise réglable:

 


 Merci à l'équipe de APSSAP! De l'excellent boulot!

mercredi 8 janvier 2020

La douleur chronique

La douleur chronique est multi-factorielle. Dire que le cerveau est impliqué est parfois mal interprété par des patients qui se disent : "bon, on me dit que c'est entre les deux oreilles!" Au sein du cerveau ne veut pas dire que c'est "psychologique".

Le système nerveux est nécessairement impliqué et ici c'est bien expliqué dans ce court vidéo de 6 minutes traduit en français (version québécoise réalisée par le CHU de Québec) et originaire de Hunter Integrated Pain Service (HIPS), University of South Australia, University of Washington and Hunter Medicare Local (Hunter ML) .



lundi 12 novembre 2018

Les yeux fatigués... Quelques conseils


Saviez-vous que l’on cligne l’oeil, oui pour l’humidifier et le lubrifier, mais aussi pour reposer le cerveau? On clignerait de l’œil (le vrai mot est la « nictation ») pour relâcher temporairement l’attention. En contrepartie, lorsque nous sommes concentrés, très concentrés, on oublie de cligner les yeux. La fréquence moyenne passerait de 15-20 battements/minute à aussi peu que 5-7 battements/minute. Bref, tout s’explique si on a les yeux fatigués après une journée de travail…

1.     Bien s’hydrater
     Boire au moins 1,5 litre d’eau/jour – en plus, 
     ça nous incite à se lever plus souvent !

2.     Les pauses pour les yeux
     Un petit 2 minutes sans regarder tout écran/60 minutes – 
     En profiter pour aller prendre un verre d’eau (voir point précédent!), 
     ce qui favorise aussi le pompage musculaire de tous vos membres!

3.     20‐20‐20

 À toutes les 20 minutes:
 Regarder à 20 pieds
 Pendant 20 secondes en clignant des yeux.

C’est juste 20 secondes de votre temps!                                                              
Image tirée de :

4.     Cligner les yeux!
     Le réflexe ne vient pas spontanément... C'est vrai!
 Placer un rappel:
 Dans votre champ visuel, placer soit un post-it ou le dessin d’un gros œil
 que votre enfant aura dessiné pour vous amour!
                                 
Ou bien

 Installer l’application « Break Taker » pour un Pop-up à intervalle donné!
 C'est un signal pour une pleine présence à nos yeux… et à tout le reste du
 corps. 
 On en profite pour cligner des yeux, puis ensuite on place les mains sur les
 yeux fermés (sans appuyer) – la chaleur et l’obscurité auront un effet 
 relaxant. On prend une grande respiration!! C'est le temps pour se
 recentrer et... descendre les épaules.

5.   Hauteur de l’écran.
Placer le menu à l’écran au niveau des yeux, pas plus haut – Plus on lève la tête, plus on expose l’œil et on l’assèche. 
Par le fait même, on aligne bien notre tête et on évite les douleurs au cou! D'une pierre deux coups!

6.   Réduire le reflet dans l’écran en orientant le poste de travail adéquatement. Nettoyer régulièrement l’écran pour assurer un bon contraste. Il n’est pas démontré que les filtres d’écran soient une solution de confort.

7.     Ajuster les réglages d’affichage de l’écran
-      Luminosité. Le blanc ne doit pas être comme une « source de lumière » - Atténuer toutefois la luminosité de façon circonspecte. Le blanc ne doit pas être gris, car moins de contraste peut aussi être dérangeant.

-      Température. La lumière bleue est une onde courte associée à une plus grande fatigue visuelle. Une longueur d’onde plus longue sera plus confortable (vers les jaunes). La couleur est réglable à partir des boutons de l’écran (sur le côté ou le bas de votre moniteur). Une application peut être également téléchargée : Iris mini 
    ou encore f.lux 

8.     Éclairage uniforme avec une lampe d’appoint si nécessaire. Éviter les effets
     d’éblouissement et de zones d’ombre.

9.     Du vent! Éviter le ventilateur dirigé vers le visage. 

10.  Une vraie pause. Éviter d’utiliser les écrans pendant les pauses. Facebook     n'est pas une vraie pause... autant pour vos yeux que pour votre cerveau!


11.  Des lunettes pour écran. Éviter les verres de contact pour le travail à   l'écran. Préconiser des verres anti-reflets et qui filtrent la lumière bleue.

12. Placer une compresse d’eau chaude sur les yeux matin et soir. Ceci permet
     d’ouvrir les canaux lacrymaux, soit de faire fondre l’huile qui se trouve dans 
     les glandes de Meibomius et qui pourrait être figée.

13. Éviter le tabac


14. Petits exercices:

·       EXERCICE N°1 : posez vos mains sur chacun de vos yeux fermés, et concentrez-vous pendant deux à trois minutes dans cette position. L’obscurité et la chaleur de vos mains auront un effet relaxant sur vos yeux.

·       EXERCICE N°2 : mettez votre pouce environ 15 cm devant votre nez, et l’autre pouce sur une même ligne, 30 cm derrière le premier. Focalisez votre regard sur chacun de vos pouces alternativement, et entraînez ainsi les muscles de vos yeux.

·       EXERCICE N°3 : forcez-vous à bailler trois fois de suite très amplement. Cela permet de tendre d’abord fortement l’ensemble de la musculature qui entoure les yeux, puis de la détendre. Le flux de larmes se répartira plus facilement sur vos yeux.

·       EXERCICE N°4 : fermez les yeux, puis faites-les tourner derrière vos paupières fermées dans le sens d’une aiguille d’une montre pendant une minute, puis une minute dans l’autre sens. Le film lacrymal s’étalera mieux sur l’ensemble de votre œil.

Sources :

mercredi 11 mai 2016

dimanche 31 janvier 2016

« Avant de parler, enfile ses culottes puis un fais un tour du bloc! »

Je n'écris pas souvent. Mon fils a la leucémie depuis juin 2014, rechute en 2015 et greffe le 22 janvier dernier. Toutefois, je demeure une thérapeute en tout temps. Je partage ici ma réflexion sur la démarche thérapeutique.

« Avant de parler, enfile ses culottes puis un fais un tour du bloc! » - C’est Richard à mon église, décédé aujourd’hui, qui avait dit cette phrase. Je ne l’ai jamais oubliée, car c’est pour moi la meilleure façon de se mettre en mode empathique avec qq’un.

J’ai eu un argument avec une infirmière. Elle allait de ses « ne dépense pas tant d’énergie– bla-bla-bla- avec le fait de manger William… douleur… bla-bla-bla… morphine… bla-bla-bla… ce n’est pas si inconfortable un tube de gavage bla-bla-bla… », et ce, devant William muet concentré à gérer la douleur. Je ne suis pas à l’aise avec le conflit et ça m’a drainé beaucoup d’énergie. J’ai du mal avec les natures extraverties, celles qui parlent trop, trop et trop fort et dont les mots font du bruit qui heurtent plutôt que ne renseignent. Donner mille conseils sans prendre connaissance de la perception du patient, c’est un processus thérapeutique tronqué et, pire, c’est de l’irrespect. C’est prendre le cerveau du patient pour une pauvre éponge inerte. William s’est donné un objectif avec la diététiste pour faciliter la guérison de la mucosite, c’est de continuer à manger en dépit de la douleur. Le « manger-mou » trrrrès lentement, ça facilite la guérison, car on stimule je ne me souviens plus trop – je n’ai pas cette expertise – mais William a enregistré et il y travaille fort. C’est manger des lames de rasoirs, mais il s’y soumet sans se plaindre, le doigt sur la pompe à morphine.

Je réalise que j’apprends beaucoup sur mon propre savoir-être de thérapeute à force d’être au cœur des interventions avec les soignants de William. Ce qui m’agace me fait réfléchir… Un bagage de mille valises de connaissances, un savoir-faire technique riche à craquer ne fait pas le praticien hors pair en qui on met la confiance. Le patient a besoin qu’on l’entende, qu’on le rassure, qu’on l’encourage. Il est démontré que la pensée positive a des effets bénéfiques sur le retour à la santé, il faut l’utiliser ce moyen thérapeutique si simple et gratuit. C’est juste des mots, mais les bons mots. Pour les trouver, il faut savoir écouter le patient au-delà des siens pour comprendre ce qu’il vit, ce qu’il sait déjà. Le patient n’a pas besoin de recevoir l’analyse détaillé avec les « peut-être », les suppositions, les 93 expériences négatives rencontrées du praticien… Les « ça m’inquiète ceci ou cela » sont-ils des éléments nécessaires à transmettre si le patient n’a aucun contrôle sur eux? Sans occulter les effets négatifs, les risques, les bons et les mauvais côtés, il est tellement mieux que l’accent soit mis sur les aspects positifs, sur les effets normaux des désagréments rencontrés pour calmer l’inquiétude, sur la reconnaissance des efforts, des progrès. Non, mais l’état d’esprit du patient, ça compte pour la poursuite positive du traitement. Lui vomir ses mille et un conseils à la suite d’hypothétiques conclusions sans même entendre sa perception, sans connaître l’ensemble des facteurs en cause, peut-être que ça confère à l’intervenant un sentiment de faire mautaditement bien sa job, mais à mon humble avis, c’est juste une façon de booster son égo et se prémunir d’être touché par la souffrance du patient : un mécanisme de défense certes, mais qui est complètement inapproprié. De l’empathie, je crois qu’on a tous le germe dans le cœur mais faut juste arrêter de parler pour entendre sa douce musique réconfortante. Par chance, en cinq mois d’hospit, c’est la première fois que ça arrivait… et j’ai pris le temps d’excuser ma montée de lait à l’infirmière avant de partir… car oui, il y a des montées de lait en dépit de l’âge de son bébé! ;-) 

lundi 23 novembre 2015

Je suis une ergothérapeute...

“I’m an occupational therapist, an obscure profession if there
ever was one. We are few and far between, maybe because
we have chosen to serve people with disabilities. All disabilities.
Not a glamorous endeavour, nor a lucrative one.
And I say serve because we deem that in helping we see
weakness, while in serving we see wholeness. We’ve opted
for wholeness nearly a century ago and have been at odds
with the system ever since. We don’t fix people, you see:
with them, we simply try to find a way to meaningbalance,
and justice. I chose occupational therapy because it
blends science and humanismintellectual rigour and compassion.”
— Rachel Thibeault (from Occupational Therapists without Borders)

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